2018-2019 - Séminaire École

[Affiche complète, programme]

Organisation confiée par le Conseil d’Orientation (CO) et la Commission d’Accueil et de Garantie (CAG) de l’EPFCL- France aux trois Analystes de l’École (AE) en exercice en France

Transferts

Le transfert est le ressort efficace du lien analytique tout au long du parcours, et la fin de l’analyse dépend de sa transformation.

Le thème de cette année – transferts au pluriel – nous permet d’envisager des formes di- verses. Il laisse entendre que le transfert ne se restreint ni à la cure ni à la psychanalyse, évoquant la définition qu’en donne Lacan : « c’est de l’amour qui s’adresse au savoir »1. Comment les différencier ? Et dans la psychanalyse, la diversité des transferts est-elle également indexée sur les variances symptomatiques et la différence des sexes ?

Une analyse est un arrangement autour d’un objet entre l’analysant et l’analyste. Un arran- gement qui au bout du compte doit trouver sa limite, autant du côté de l’analysant que du côté de l’analyste. Mais la passe comme chute radicale de la croyance dans le sujet supposé savoir signe-t-elle la fin de tout transfert possible ?

Cette transformation agit-elle sur l’embarras du collectif ? Modifie-t-elle le rapport au texte et au savoir ?

À l’instar de l’amour que Lacan espérait plus digne à la fin d’une analyse, y aurait-il des transferts plus dignes ?

Organisé en sous-thèmes, le séminaire interrogera les transferts, ses fins, ses suites.

Nicolas Bendrihen, Marie-Noëlle Jacob-Duvernet, Elisabete Thamer

 

Les membres peuvent écouter les enregistrements des séances en suivant le menu Audio qui apparait après s'être connecté avec son compte utilisateur personnel (Espace membre).

 

4 octobre 2018

Transferts, ouvertures

Nicolas Bendrihen : « Dignité du rebut ? »

Deux remarques sur la dignité et le transfert.

Marie-Noëlle Jacob-Duvernet : « L’impossible ouverture »

D’ordinaire c’est le possible qui fait ouverture. Alors pourquoi proposer d’inverser ? Cet oxymore peut-il éclairer la fin de l’expérience analytique?

Si on a l’idée qu’une psychanalyse va de l’impuissance à l’impossible, qu’il s’agit au bout du compte de cerner les points d’impossible, de quoi parle-t-on ?

Cerner les points d’impossible n’est pas les circonscrire, faire un rond autour et déterminer les limites qui les enferment.

L’impossible ouverture susciterait-il un transfert au savoir inédit ?

Elisabete Thamer : « D’un transfert à l’autre »

Définissant le transfert comme « de l’amour qui s’adresse au savoir » (1), Lacan nous indique que ce phénomène ne se restreint pas au seul processus analytique, le savoir en jeu dans l’analyse n’étant pas un savoir quelconque.

Que se passe-t-il avec le(s) transfert(s) après la chute du transfert analytique ?

En guise d’ouverture, j’aimerais soulever quelques questions liées au dit « transfert à l’Ecole ».

(1) Lacan, « Introduction à l’édition allemande d’un premier volume des Écrits », dans Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 558.

Discutantes : Vicky Estevez et Carole Leymarie

15 novembre 2018

Le ou les transferts analytiques ?

Sol Aparicio : « Le transfert, obstacle ? »
Si le transfert est de l’amour qui s’adresse au savoir, alors il fait obstacle au désir... On essaiera de considérer le transfert sous cet angle-là.

Anne-Marie Combres : « À quoi s’en tenir ? »
À partir de l’affirmation de Lacan « il n’y a qu’un transfert, celui de l’analyste », on essaiera de repérer ce dont il s’agit quant aux « transferts analytiques ».

Marie-José Latour : « Le transfert, comment ça passe ? »
Déplier cette équivoque pour contribuer à cerner la pertinence du pluriel du transfert analytique.

Discutants : Lucile Cognard et Armando Cote

6 décembre 2018

La clinique des transferts : différences symptomatiques

Christophe Charles

A partir de la définition tardive dans l’enseignement de Lacan du symptôme comme « la façon dont chacun jouit de son inconscient » j’interrogerai les premiers instants de la rencontre entre un patient, pas encore analysant, qui se présente avec une plainte, pas encore symptôme analytique, à un thérapeute encore quelconque, qui n’est pas encore  « son »analyste.  

Pour que le transfert se mette en place et soit opérant, il faudra que chacun  des partenaires du couple  « y mette » du sien. Mais à  quelles conditions ?

Cela a t’il à voir avec la façon dont chacun  peut s’engager dans cette aventure, « à la façon » de son rapport singulier de jouissance avec son inconscient ?

Y aurait-il déjà, dès les premières heures de cette rencontre, à repérer que ce qui est mis en jeu d’emblée, dans le transfert est orienté à partir du symptôme, tel que défini par Lacan ici, et cela pour l’analysant, mais aussi pour l’analyste?

Jean-Jacques Gorog : Le bridge analytique entre transfert et symptôme

Luis Izcovich : L’analyste semblant d’objet a

Il s’agira de reprendre cette proposition de Lacan sur le transfert, situer ce qui la prépare et ce qui change par rapport à ses conceptions précédentes.

Nous tenterons de dégager quelques conséquences cliniques.

Colette Sepel : De la résolution du transfert à la résolution du psychanalyste

… et retour

Discutante : Anastasia Tzavidopoulou

 

  • 1. Lacan J., « Introduction à l’édition allemande d’un premier volume des Écrits », Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 558.